E.Leclerc se lance dans le streaming!

E.Leclerc se lance dans le streaming!

Le groupe distributeur a lancé cet été un service d’écoute de musique en ligne. Une façon de renforcer le lien avec les clients selon Hugo Belit, le responsable des espaces culturels Leclerc.

Les magasins E.Leclerc répondent à Deezer, Tidal et Apple Music. Mi-juillet, le groupe de distribution a lancé Réglo Musique, une plate-forme, sans publicités, d’écoute de musique en ligne. Sur ce terrain qui n’est pas le sien, même si l’enseigne revendique la place de second vendeur de musique physique sous forme de CD en France, le groupe de distribution joue sa propre partition. Sans chercher à concurrencer les leaders mondiaux sur le nombre d’utilisateurs (le suédois Spotify revendique 75 millions d’inscrits, seulement 20 millions d’entre eux le paient), E.Leclerc entend profiter de ce modèle d’abonnement à la musique pour renforcer son lien avec ses clients.

De la musique pour doper la consommation

Pour utiliser le service, il suffit de s’acquitter d’un abonnement mensuel de 9,99 euros, puis d’installer les applications Réglo Musique sur smartphones ou tablettes. Jusque-là, le prix est similaire à celui des autres plates-formes. « Sur ce tarif, nous reverserons jusqu’à la fin de l’année 4 euros par mois à nos clients également porteurs de la carte Leclerc, valables dans tous les rayons des magasins », explique Hugo Belit, le responsable des espaces culturels. L’offre s’adresse à 10 millions de clients de la coopérative. Une façon de proposer de la musique aux clients tout en les incitant à se rendre dans les hypermarchés.

L’abonnement est souscrit directement en ligne ou bien vendu par les équipes des espaces culturels Leclerc, dont l’activité de distribution de musique physique est au plus bas. « Lancer un service de musique en ligne a été une demande des magasins », justifie Hugo Belit. Pour les fêtes, le service numérique sera décliné sous forme de cartes cadeaux à offrir.

Investissement technique et de communication

Le groupe E. Leclerc proposait déjà de la musique en téléchargement. Mais les usages des amateurs de son ont changé. Ils se contentent maintenant d’un accès permanent à leurs meilleurs titres sans avoir besoin d’en conserver une copie physique ou même numérique. « On réfléchit au streaming depuis un an », indique le responsable. C’est d’ailleurs en 2014 que la vente de musique numérique a dépassé la vente de musique « physique », d’après la Fédération internationale de l’industrie phonographique. Aujourd’hui, le streaming représente la majorité des revenus des maisons de disques. « Le contexte est favorable », juge Hugo Belit.

Il ne s’agissait pas pour le groupe de fabriquer sa propre plate-forme d’écoute sur Internet. La start-up Snowite s’en est chargée, comme elle l’avait déjà fait pour la Fnac (JukeBox), la Société Générale (SoMusic) ou Peugeot. « Nous leur avons confié toute l’enveloppe technique, c’est-à-dire la technologie et l’ergonomie de la plate-forme », détaille le manager. La négociation des droits de diffusion s’est faite sur la base des catalogues de streaming proposés par les maisons de disques. A chaque écoute, les ayants droit et in fine les artistes touchent une commission. Quasiment tous les musiciens signés chez les grands éditeurs de musique s’y trouvent, hormis quelques exceptions qui contestent le modèle économique comme Jean-Jacques Goldman ou Neil Young. Et quelques maestros du business qui se réservent au service le plus offrant.

Leclerc ne précise pas le montant de son effort financier. « C’est à la fois un investissement technique et un investissement de communication pour faire connaître la plate-forme », relève Hugo Belit, qui n’avance pas d’objectif chiffré mais esquisse déjà l’avenir de Réglo Musique : « Notre démarche est de construire un bouquet de service culturel, avec aussi de la vidéo en streaming. » Sur les films, le concurrent Carrefour est déjà positionné avec Nolim.

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